ABDOUKARIM MOUSSA HASSANE
, Expert Finance Numérique et Coordonnateur du Projet IDAN:SNV Niger , Niger
20 mai 2026
L'identité numérique n'est pas une fin en soi, c'est une infrastructure fondamentale. Au Niger, le chemin vers l'inclusion financière passe par cette séquence :
Identité enregistrée → NINA numérique → KYC allégé → Compte mobile universel → Historique de transactions → Credit scoring → Produits financiers adaptés
Le mobile money est déjà là. Les sociétés de transfert aussi. Ce qui manque, c'est le tuyau d'identité qui les relie à chaque Nigérien, notamment les plus vulnérables. C'est là que se joue le vrai saut d'inclusion financière.
C'est un sujet absolument central pour le Niger, où moins de 15% de la population adulte a accès à un compte bancaire formel, mais où la téléphonie mobile connaît une croissance rapide (plus de 80% de la population active procède un téléphone donc possède un numéro de téléphone).
Pour Y arriver on doit régler les trois obstacles se renforcent mutuellement :
Pas d'identité → Pas de compte → Pas d'accès aux services financiers
Concrètement, pour ouvrir un compte mobile money ou utiliser un service de transfert d'argent de manière formelle et sécurisée, il faut produire une pièce d'identité. Or au Niger, une large fraction de la population — notamment les femmes, les personnes rurales, les éleveurs nomades et les jeunes — ne dispose pas de documents d'état civil valides. Le RGPH 2012 estimait que plus de 30% des naissances n'étaient pas enregistrées dans certaines zones rurales.
Sans identité prouvable, ces personnes ne peuvent pas :
• S'enregistrer légalement sur une plateforme de mobile money
• Utiliser les services de transfert d'argent formels au-delà des plafonds réglementaires
• Accéder au crédit, à l'épargne ou à l'assurance
• Recevoir des transferts sociaux de l'État (filets sociaux, subventions)
Mais l’État est entrain de fournir des efforts pour finaliser le recensement biométrique et aussi mobiliser les acteurs comme :
1. État nigérien à travers l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI) et , État civil pour le Déploiement de l'identité numérique universelle, interopérabilité des bases de données
2. BCEAO pour l’Adaptation du cadre réglementaire KYC, supervision de l'interopérabilité
3. Les OTM pour l’Ouverture des API, interopérabilité technique, agents mobiles de terrain
4. Les sociétés de transfert (NITA, AL IZZA, AMANA etc) pour les Modèles de transfert à bas coût, passerelles transfrontalières
5. Les SFD pour le Credit scoring alternatif, produits de microcrédit liés au mobile money
6. Les acteurs de développements, Sociétés civile et ONG pour:
• La Valorisation des données SIM comme signal de revenu pour le scoring
• La Formation des agropasteurs à l'utilisation des outils financiers numériques
• Le Financement du déploiement, assistance technique
• L’Enregistrement des naissances, formation, protection des données
Avec l'engagement de l'Etat et des acteurs cité ci-haut cela sera possible à l'horizon de 2030.
L'identité numérique n'est pas une fin en soi, c'est une infrastructure fondamentale. Au Niger, le chemin vers l'inclusion financière passe par cette séquence :
Identité enregistrée → NINA numérique → KYC allégé → Compte mobile universel → Historique de transactions → Credit scoring → Produits financiers adaptés
Le mobile money est déjà là. Les sociétés de transfert aussi. Ce qui manque, c'est le tuyau d'identité qui les relie à chaque Nigérien, notamment les plus vulnérables. C'est là que se joue le vrai saut d'inclusion financière.
C'est un sujet absolument central pour le Niger, où moins de 15% de la population adulte a accès à un compte bancaire formel, mais où la téléphonie mobile connaît une croissance rapide (plus de 80% de la population active procède un téléphone donc possède un numéro de téléphone).
Pour Y arriver on doit régler les trois obstacles se renforcent mutuellement :
Pas d'identité → Pas de compte → Pas d'accès aux services financiers
Concrètement, pour ouvrir un compte mobile money ou utiliser un service de transfert d'argent de manière formelle et sécurisée, il faut produire une pièce d'identité. Or au Niger, une large fraction de la population — notamment les femmes, les personnes rurales, les éleveurs nomades et les jeunes — ne dispose pas de documents d'état civil valides. Le RGPH 2012 estimait que plus de 30% des naissances n'étaient pas enregistrées dans certaines zones rurales.
Sans identité prouvable, ces personnes ne peuvent pas :
• S'enregistrer légalement sur une plateforme de mobile money
• Utiliser les services de transfert d'argent formels au-delà des plafonds réglementaires
• Accéder au crédit, à l'épargne ou à l'assurance
• Recevoir des transferts sociaux de l'État (filets sociaux, subventions)
Mais l’État est entrain de fournir des efforts pour finaliser le recensement biométrique et aussi mobiliser les acteurs comme :
1. État nigérien à travers l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI) et , État civil pour le Déploiement de l'identité numérique universelle, interopérabilité des bases de données
2. BCEAO pour l’Adaptation du cadre réglementaire KYC, supervision de l'interopérabilité
3. Les OTM pour l’Ouverture des API, interopérabilité technique, agents mobiles de terrain
4. Les sociétés de transfert (NITA, AL IZZA, AMANA etc) pour les Modèles de transfert à bas coût, passerelles transfrontalières
5. Les SFD pour le Credit scoring alternatif, produits de microcrédit liés au mobile money
6. Les acteurs de développements, Sociétés civile et ONG pour:
• La Valorisation des données SIM comme signal de revenu pour le scoring
• La Formation des agropasteurs à l'utilisation des outils financiers numériques
• Le Financement du déploiement, assistance technique
• L’Enregistrement des naissances, formation, protection des données
Avec l'engagement de l'Etat et des acteurs cité ci-haut cela sera possible à l'horizon de 2030.