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Microfinance et lutte contre la pauvreté : que peut-on dire de la place et du rôle des "couches moyennes" ?

Les plus pauvres ont-ils accès aux services de microfinance et s'ils n'y ont pas accès, peuvent-ils tout de même en percevoir des bénéfices indirects ? (BIM du 16 mars 2004)
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Ce Bulletin d'Information du Mardi (BIM) présente une contribution du réseau IMPACT qui met en évidence les difficultés de ciblage des populations les plus pauvres bénéficiaires des services de microfinance et en explique les causes. D'une part, la grande diversité des services proposés par les institutions de microfinance (IMF) engendre une diversification de la clientèle, plus difficile à cibler. D'autre part, la pression des bailleurs de fonds pour limiter les risques et rechercher une rentabilité rapide des activités encourage la concentration des activités dans les zones urbaines, ce qui ne privilégie pas les populations rurales les plus défavorisées. L'impact de la microfinance se voit ainsi limité et restreint en un outil permettant à certaines populations de se maintenir "la tête hors de l'eau" et non comme un moyen de sortir de la pauvreté.