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Les limites de la microfinance et le rôle de la recherche

Usage et portée de la microfinance
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Cet article analyse les limites de la microfinance. Après avoir été encensée et parée de toutes les vertus, celle-ci se trouve à présent en position d’accusée. Sont donnés à voir des pauvres poussés à s’endetter, incapables de rembourser du fait de taux d’intérêt exorbitants, des femmes délaissées voire battues par leurs conjoints qui leur reprochent leur nouvelle liberté, ou encore des villages déstructurés à la suite de difficultés de remboursement. Aussi nombre d’observateurs s’interrogent : la microfinance, est-ce une "bonne" ou une "mauvaise" chose ? D'après l'auteur, la question ne peut pas être posée en ces termes. L’accès à des services financiers doit être considéré comme un droit. Or, dans la plupart des pays du Sud, ce type de droit reste hors de portée du plus grand nombre. D’où la nécessité d’adapter l’offre de services aux spécificités des populations pauvres. En cela, la légitimité de la microfinance ne peut être mise en cause : il ne s’agit ni plus ni moins que d’offrir des services bancaires et financiers de proximité à ceux qui n’y ont pas accès, hors des réseaux informels.

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Par Guérin, I.
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