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Comment accélérer l'inclusion financière en Afrique de l'Ouest grâce à l'identité numérique ?

À l’heure où de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest ont investi dans des systèmes d’identité numérique, une question devient centrale : comment faire en sorte que ces infrastructures se traduisent concrètement en services utiles, inclusifs et dignes de confiance pour les citoyens, les administrations et les acteurs économiques ?
 
Le débat ne porte plus uniquement sur la mise en place de l’identité, mais sur sa gouvernance, ses usages et son impact réel à grande échelle, en particulier dans le secteur financier. Ce webinaire vise à créer un espace de dialogue stratégique autour des avancées récentes en matière d’identité numérique dans la région, et des conditions nécessaires pour qu’elles deviennent de véritables leviers d’amélioration des services financiers et bancaires, de l’inclusion financière et de renforcement de la confiance entre les différentes parties prenantes de l'écosystème financier.

La discussion a réuni des acteurs techniques, institutionnels et internationaux afin de croiser les perspectives et de tirer des enseignments concrets des expériences en cours. Les échanges ont porté notamment sur :
  • La compréhension de l'identité numérique et de ses enjeux
  • Ses implications pour l'inclusion financière
  • Ses impacts sur les pratiques bancaires et la transformation des services financiers

Au programme de ce webinaire :

  • Joseph Atick, président exécutif - ID4Africa
  • Emmanuel Koidou, directeur technique - WURI Côte d'Ivoire
  • Elisabeth Kibitek, Onetwo Consulting - Invitée MSC

Audience : tous les acteurs de l’écosystème des services financiers (prestataires de services financiers, institutions financières, régulateurs, gouvernements, fintech, bailleurs de fonds, prestataires d'assistance technique, chercheurs et consultants) 

Date : jeudi 21 mai 2026

Heure : 14h GMT (heure Dakar) / 16h GMT+1 (heure Paris)

Durée : 1h30

Webinaire FinDev

À propos de ce webinaire

Recorded

En partenariat avec :

Webinar Resources

Biographie des intervenants

Portrait Joseph Atick.
Panélistes

Joseph Atick

Institution:
ID4Africa

Joseph Atick est un pionnier de l’identité numérique. Au cours de sa carrière, il a développé des technologies clés, notamment le premier algorithme de reconnaissance faciale commercialement viable. Après sa carrière industrielle, il s’est engagé auprès de la Banque mondiale et de l'ONU pour promouvoir l’identité comme levier de développement économique et social. Il est cofondateur de ID4Africa et défenseur des droits, de la vie privée et de la protection des données.

Photo de Emmanuel Koidou

Emmanuel Koidou

Institution:
WURI Côte d'Ivoire

Emmanuel Koidou est directeur technique pour WURI Côte d'Ivoire. 

Elisabeth Kibitek
Modératrices

Elisabeth Kibitek

Institution:
Onetwo Consulting

Elisabeth Kibitek est une experte certifiée en finance inclusive et transformation digitale, cumulant plus de 15 ans d’expérience à travers l’Afrique. En tant que Consultante principale chez Onetwo Consulting, elle a piloté et collaboré à divers projets pour des institutions financières et des bailleurs de fonds, renforçant leur impact grâce à des solutions innovantes sur des thématiques comme l'interopérabilité, la digitalisation des services des institutions financières ou encore la définition de leurs stratégies digitales et le renforcement des capacités de leurs équipes. 

Anouch Bezelgues

Anouch Bezelgues

Institution:
Portail FinDev

Anouch est l'éditrice chargée de développer et de gérer le contenu destiné au public francophone du Portail FinDev. Elle est chargée de créer des contenus, de nouer des partenariats et plus globalement de favoriser le partage des connaissances et des meilleures pratiques entre les praticiens et décideurs. Elle se concentre sur l'Afrique de l'Ouest et la région MENA francophone.

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Traore Abdoulaye , Crédit Rural de Guinée , Guinée Conakry
09 avril 2026

L'identité reste un problème majeur aujourd'hui pour l'inclusion financière dans notre pays. Chez nous en Guinée, il n'y a que Orange seul qui détient le monopole. Pas d'autre concurrent sérieux pour booster l'implantation dans les zones rurale. Le réseau n'est pas stable dans quelques endroits.

SAM , Université , Algérie
13 mai 2026

En Algérie, il y a des progrès notamment au niveau du réseau postal, soit le secteur le plus dense en matière de répartition des agences physiques et des automates (Dab), la poste en ligne commence à se généraliser certes mais il serait tôt de parler de l'identité numérique tant que les problèmes infrastructurels (des écarts entre le Nord et le Sud, entre les zones urbaines et rurales) persistent, auxquels s'ajoutent le faibles niveaux de bancarisation et de culture financière et bancaire chez une frange importante de population. Je pense que pour parvenir à une identité numérique il va falloir pallier les problèmes tous azimuts d'accessibilité aux services physiques et assurer la proximité en desservant le maximum possible des régions (isolées) des réseaux bancaires et financiers.

ABDOUKARIM MOUSSA HASSANE , Expert Finance Numérique et Coordonnateur du Projet IDAN:SNV Niger , Niger
20 mai 2026

L'identité numérique n'est pas une fin en soi, c'est une infrastructure fondamentale. Au Niger, le chemin vers l'inclusion financière passe par cette séquence :
Identité enregistrée → NINA numérique → KYC allégé → Compte mobile universel → Historique de transactions → Credit scoring → Produits financiers adaptés
Le mobile money est déjà là. Les sociétés de transfert aussi. Ce qui manque, c'est le tuyau d'identité qui les relie à chaque Nigérien, notamment les plus vulnérables. C'est là que se joue le vrai saut d'inclusion financière.
C'est un sujet absolument central pour le Niger, où moins de 15% de la population adulte a accès à un compte bancaire formel, mais où la téléphonie mobile connaît une croissance rapide (plus de 80% de la population active procède un téléphone donc possède un numéro de téléphone).
Pour Y arriver on doit régler les trois obstacles se renforcent mutuellement :
Pas d'identité → Pas de compte → Pas d'accès aux services financiers
Concrètement, pour ouvrir un compte mobile money ou utiliser un service de transfert d'argent de manière formelle et sécurisée, il faut produire une pièce d'identité. Or au Niger, une large fraction de la population — notamment les femmes, les personnes rurales, les éleveurs nomades et les jeunes — ne dispose pas de documents d'état civil valides. Le RGPH 2012 estimait que plus de 30% des naissances n'étaient pas enregistrées dans certaines zones rurales.
Sans identité prouvable, ces personnes ne peuvent pas :
• S'enregistrer légalement sur une plateforme de mobile money
• Utiliser les services de transfert d'argent formels au-delà des plafonds réglementaires
• Accéder au crédit, à l'épargne ou à l'assurance
• Recevoir des transferts sociaux de l'État (filets sociaux, subventions)
Mais l’État est entrain de fournir des efforts pour finaliser le recensement biométrique et aussi mobiliser les acteurs comme :
1. État nigérien à travers l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI) et , État civil pour le Déploiement de l'identité numérique universelle, interopérabilité des bases de données
2. BCEAO pour l’Adaptation du cadre réglementaire KYC, supervision de l'interopérabilité
3. Les OTM pour l’Ouverture des API, interopérabilité technique, agents mobiles de terrain
4. Les sociétés de transfert (NITA, AL IZZA, AMANA etc) pour les Modèles de transfert à bas coût, passerelles transfrontalières
5. Les SFD pour le Credit scoring alternatif, produits de microcrédit liés au mobile money
6. Les acteurs de développements, Sociétés civile et ONG pour:
• La Valorisation des données SIM comme signal de revenu pour le scoring
• La Formation des agropasteurs à l'utilisation des outils financiers numériques
• Le Financement du déploiement, assistance technique
• L’Enregistrement des naissances, formation, protection des données
Avec l'engagement de l'Etat et des acteurs cité ci-haut cela sera possible à l'horizon de 2030.

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