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Benoît Thierry, représentant du Fida en Afrique de l’Ouest : «L’Etat pense à rouvrir le marché de Diaobé»

La fièvre à coronavirus a fini par mettre une bonne partie de l’humanité en confinement. Il n’en reste pas moins la nécessité de garantir à ceux qui ont la capacité de produire de pouvoir le faire dans toutes les conditions de sécurité. En Afrique de l’Ouest, et au Sénégal en particulier, le Fonds international pour le développement agricole travaille avec les gouvernements pour assurer que les paysans et les ruraux, non seulement puissent bénéficier de revenus dignes en cette période de pandémie, mais aussi continuer à produire et à commercialiser. Les mesures prises fondent l’optimisme mesuré de Benoît Thierry, directeur-pays pour le Sénégal et représentant régional de cet organisme des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest.

Voulez-vous bien faire l’état des projets et programmes du Fida au Sénégal, ainsi que vos zones d’intervention ?
Nous sommes ici au Bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest. Nous couvrons 7 pays, dans une division plus large, Afrique centrale, Afrique de l’Ouest. Il y a également des bureaux à Abidjan et à Yaoundé. Mais spécifiquement, nous couvrons ici 7 pays, pour une quinzaine de projets, qui font à peu près de 500 millions de dollars. Mais au Sénégal, nous avons deux projets en cours pour une centaine de millions de dollars, ainsi qu’un nouveau projet de 50 millions qui va commencer sous peu. Le premier projet qui couvre l’Ouest du Sénégal s’appelle le Pafa extension qui va de Louga, Diourbel, Kaolack, Kaffrine, … et le projet de l’Est s’appelle le Padaer, Phase 2k qui couvre Matam, Tambacounda, Kédou gou et Kolda. Et bientôt nous commencerons ce nouveau projet de 50 millions qui s’appelle Agri-jeunes, en appui aux jeunes agriculteurs du Sénégal et pour motiver les jeunes à investir dans l’agriculture.