Inclusion financière en Afrique subsaharienne
L’inclusion financière en Afrique subsaharienne a progressé régulièrement au cours de la dernière décennie, passant de 34 % d’adultes possédant un compte financier en 2014 à 58 % en 2024, selon la base de données Global Findex 2025. Cependant, la région affiche l'un des niveau de détention de comptes bancaires les plus faibles du monde. Avec plus de 40 pays, les niveaux d’inclusion financière varient fortement à travers la région. Le Kenya et l’Île Maurice affichent les taux les plus élevés de détention de comptes, à 90 % et 89 % respectivement, suivis par l’Afrique du Sud et le Ghana (81 % chacun). D’autres pays accusent un retard important, comme le Niger (14 %), le Tchad (20 %) et Madagascar (24 %).
Le mobile money a été un moteur clé de l’inclusion financière dans la région, avec 40 % des adultes possédant un compte mobile en 2024, le taux le plus élevé de toutes les régions du monde. En outre, environ la moitié des adultes (51 %) ont utilisé des paiements numériques, plaçant la région au milieu du classement mondial pour l’usage des paiements numériques.

Source : Global Findex 2025
Écart entre les sexes dans l’inclusion financière
En Afrique subsaharienne, 52 % des femmes possédaient un compte financier en 2024 contre 64 % des hommes. Cet écart de 12 points est le deuxième plus élevé au monde après le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Le Togo présente l’écart le plus important (25 points), suivi du Nigeria (22 points). Bien que l’accès progresse pour les deux sexes, l’écart se creuse.
Pour les paiements numériques, la tendance est similaire : l’usage par les femmes a fortement augmenté (+21 points), mais celui des hommes encore plus, élargissant l’écart désormais à 11 points (contre 8 en 2014).
Réduire cet écart reste une priorité. Les recherches montrent que le microcrédit a un effet positif sur la capacité des femmes à gagner, épargner, contrôler les finances et accroître leur autonomie. Pour en savoir plus, rejoignez FinEquity, une communauté de pratique dédiée à l’autonomisation économique des femmes.

Source : Global Findex 2025
Résilience
Plus d’un adulte sur quatre (27 %) en Afrique subsaharienne a été confronté à une catastrophe naturelle ou à un événement météorologique extrême au cours des trois dernières années. 18 % ont perdu des revenus ou ont été dans l’incapacité de travailler, et 19 % ont subi des dommages à leur habitation ou à leur bétail. La région est parmi les plus vulnérables au monde face aux chocs climatiques.
Lorsqu’on leur demande combien de temps leur ménage pourrait couvrir ses dépenses après la perte de sa principale source de revenus, seulement 37 % déclarent pouvoir tenir plus de deux mois.
L’accès à une gamme de services financiers peut renforcer la résilience. Par exemple, une étude expérimentale au Ghana a montré que l’assurance réduisait le taux de repas manqués dans les ménages agricoles touchés par les chocs climatiques, passant de 23 % à 15 %. Pour explorer ces liens, consultez l’Impact Pathfinder du CGAP.

Source : Global Findex 2025

Source : Global Findex 2025
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