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Les activités de microfinancement des banques de développement d’État

Depuis quelques années, on s’aperçoit que la microfinance peut véritablement aider à améliorer la qualité et le niveau de vie des populations très pauvres. Cette idée a suscité chez les responsables gouvernementaux de différents pays le désir d’apporter des réformes aux institutions d’État de financement du développement déjà établies (Brésil, Inde, Tanzanie) ou d’en créer de nouvelles (Viet Nam) pour qu’elles effectuent des opérations de microfinancement. Le fait que l’une des premières institutions de microfinancement (IMF) du monde, la Banque Rakyat Indonésie (BRI), appartient à l’État est souvent l’une des raisons de cet enthousiasme. Il importe toutefois de noter que le succès de la BRI en tant qu’intermédiaire microfinancier est une anomalie. L’immense majorité des IMF prospères sont des entités privées, non gouvernementales, gérées selon de saines pratiques commerciales.

La présente note tente d’informer les dirigeants et les responsables gouvernementaux en général sur le processus de transformation du système d’unités desas (banques villageoises) de la BRI et de dégager les facteurs clés qui ont permis l’émergence d’une institution de microfinancement prospère. L’idée avancée est que si ces facteurs ne sont pas réunis, la réforme des institutions financières de développement n’aura qu’une efficacité très limitée.

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Par Joyita Mukherjee
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